Acide-base : garder l’équilibre

L’équilibre acido-basique consiste à équilibrer le pH de notre corps. Cet équilibre est indispensable pour rester en bonne santé. Lorsque les apports entre éléments acidifiants et alcalinisants sont déséquilibrés, notre organisme se régule naturellement ; cependant un trop grand déséquilibre peut entraîner à terme des problèmes de santé tels que l’obésité, l’arthrite, l’ostéoporose, les allergies, voire du diabète ou certains cancers. Des signes doivent vous alerter : douleurs musculaires, prise de poids, insomnies, os fragilisés, problèmes bucco-dentaires ou cutanés. L’acidification latente n’est pas une fatalité, un changement d’hygiène de vie suffit souvent à retrouver l’équilibre.

Rester neutre
Pour que notre organisme puisse bien fonctionner, son pH doit être neutre, c’est-à-dire ni trop acide, ni trop basique (ou alcalin). Le pH se calcule sur une échelle allant de 0 (acide) à 14 (basique). Le pH sanguin du corps se situe entre 7,35 et 7,45. Pour maintenir un pH équilibré, notre alimentation joue un rôle majeur mais nous devons aussi veiller à bien éliminer les excès de charges acides dans nos tissus ; ainsi l’hydratation et la respiration ne doivent pas être négligées. 
 
Rétablir l’équilibre acido-basique par la respiration
Même un corps en bonne santé produit naturellement des acides par ses fonctions essentielles comme la digestion, une faible activité musculaire ou le stress le plus anodin. Ceux-ci sont neutralisés dans le corps, puis évacués par les émonctoires : les reins et les poumons, le foie et la peau.
Or du fait d’une respiration globalement très insuffisante, beaucoup d’entre nous vivent dans un état de sous-oxygénation. La sédentarité, renchérie par les tensions et les angoisses, a tendance à réduire notre amplitude respiratoire. Si bien que, sans s’en apercevoir, on se contente d’une respiration thoracique, superficielle, en négligeant la respiration abdominale, bien plus profonde et oxygénante. Cela suffit pour ne pas s’asphyxier, mais pas pour rester en bonne santé, tant les poumons sont essentiels dans leur travail de ventilation du gaz carbonique et d’approvisionnement en oxygène.
Pour rétablir l’équilibre acido-basique dans notre organisme, il faut pratiquer régulièrement une activité physique en plein air en privilégiant les zones naturelles (bord de mer, forêt, rivère, cascade…) et des exercices de respiration (yoga, stretching, Pilates, méditation, chant…). Ainsi, la ventilation pulmonaire va être favorisée et, à travers elle, l’élimination des acides dits « volatiles » (évacués par les poumons).
 

Rétablir l’équilibre acido-basique par l’hydratation
L’eau est essentielle au bon fonctionnement du corps humain. Il faut boire suffisamment d’eau tout au long de la journée, au moins 1,5 L par jour.
On peut consommer l’eau sous toutes ses formes. L’eau citronnée, par exemple, est excellente (tous les matins, à jeun, un verre d’eau tiède avec quelques gouttes de citron). Si l’acide citrique est un acide, une fois métabolisé, il possède de grandes propriétés alcalinisantes. Pour renforcer l’effet alcalin, on peut également rajouter une cuillère de bicarbonate de soude.

Penser aussi aux infusions : la plupart des plantes reminéralisantes sont reconnues pour leurs propriétés alcalinisantes. Parmi elles, l’ortie, l’avoine fleurie, le bambou, le framboisier, ou encore la prêle sont des infusions à privilégier. En ce qui concerne le thé, on le choisit vert ou blanc plutôt que noir. Enfin, on limite sa consommation de café, d’alcool ou de sodas, tous très acidifiants (le cola en tête).
 
Rétablir l’équilibre acido-basique par l’alimentation
Le constat actuel est le suivant : notre alimentation comporte 80% d’ingrédients acidifiants. Café, pain blanc et confiture, céréales du petit-déjeuner ou en barres, viandes et accompagnements cuits, produits laitiers, tous ces aliments soutiennent la tendance acide. Pour revenir à l’équilibre, il faut inverser la machine et viser, dans l’idéal, une alimentation comportant deux tiers d’aliments alcalinisants !
  • Aliments alcalinisants : les fruits, les légumes et légumineuses, les oléagineux, les épices et fines herbes, l’ail, l’oignon…
  • Aliments acidifiants : le sel, la viande, la charcuterie, le fromage, le poisson, les céréales raffinées (pâtes, riz blanc, pain blanc), le poisson, les crustacés…

 
Pour y parvenir, on fuit les plats industriels et les excès de sel en général. On consomme au moins 500 grammes de légumes chaque jour, crus ou peu cuits (à la vapeur) ; leurs fibres sont essentielles à la santé du tube digestif, qui est lui-même un acteur majeur dans la lutte contre l’acidose. Les légumes verts, en particulier, sont reconnus pour leurs propriétés alcalinisantes : le concombre, le brocoli, la courgette, le poivron vert notamment. Les protéines d’origine animale (viande, poisson, produits laitiers) doivent être limitées : une fois métabolisées, elles sécrètent des déchets acides dans l’organisme, dont l’acide urique, l’acide sulfurique ou encore l’acide phosphorique. Les viandes rouges, les fromages et la charcuterie figurent parmi les aliments les plus acidifiants pour le corps humain.
 
L’équilibre acido-basique est un enjeu global, qui engage notre personne dans son entier. Plutôt que de chambouler profondément un seul chapitre de notre vie, il est souvent plus judicieux de procéder par touches successives : améliorer notre alimentation, lutter contre la sédentarité, faire baisser notre stress, chouchouter notre sommeil… tous ces efforts participeront au rééquilibrage de notre pH et à l’arrivée, favoriseront notre confort général et notre santé.
 
Sources : plantes-et-sante.fr, sante-et-nutrition.com