Manger local et de saison

Les bienfaits des produits frais de saison sont réels. Ceux d’entre nous qui ont la chance de pouvoir cultiver un jardin/un potager le savent bien. Les fruits et légumes cueillis bien mûrs sont plus savoureux, ils sont aussi plus riches en vitamines et concentrés en antioxydants car ils ont été exposés longtemps à la lumière du soleil et n’ont pas (ou moins) subi de traitements chimiques pour accélérer leur croissance. Si l’on achète ses produits frais dans le commerce, privilégions autant que possible la production locale. Meilleurs pour l’environnement (les denrées ne parcourent pas de longues distances pour arriver jusque dans notre assiette), les produits calédoniens sont moins coûteux à produire et à acheminer que leurs équivalents importés : ils sont donc bien souvent moins chers !
 Zoom sur la production calédonienne qui propose des produits à la fois qualitatifs et abordables si l’on sait bien les choisir…

Les fruits et légumes
Pour manger de bons fruits et légumes locaux sans les payer trop chers, il faut savoir les choisir en fonction de leur saisonnalité. Par exemple, de juin à octobre qui correspond à la pleine production sur l’île, la salade locale est vendue 313 F/kg mais hors-saison, c’est-à-dire importée, elle est à 2 546 F/kg ! En saison chaude, pour éviter les pertes dues aux maladies, aux ravageurs et aux champignons, les agriculteurs évitent de se lancer dans certaines productions.
Pour consommer vos fruits et légumes au tarif le plus juste, reportez-vous au calendrier de la production locale de fruits et légumes édité par l’IFEL (Interprofession fruits et légumes de Nouvelle-Calédonie). Le site propose même des recettes inspirantes pour nous aider à varier les plaisirs en fonction des étals.
 
Et concernant la qualité de notre production ? Les normes pesticides en vigueur en Nouvelle-Calédonie sont calquées sur les normes européennes, les plus exigeantes au monde, contrairement aux produits importés d’Australie et de Nouvelle-Zélande qui constituent pourtant 86 % des importations. Aujourd'hui, environ 5 000 tonnes de fruits et légumes et plus de 400 000 fleurs et plantes produites et commercialisées en NC sont labellisées "agriculture responsable", soit près d'un tiers de la production locale.
 
Et si l’on remettait les choses en perspective ?
Un paquet de Twisties (100 g) coûte en moyenne 210 F (2 100 F/kg) et une bouteille de Coca d’1 L coûte 350 F. C’est l’équivalent d’un panier de légumes d’1 kg avec : 2 concombres + 1 aubergine + 2 carottes + 1 courgette + 1 pied de salade :)
 
Les produits de la mer 
La crevette calédonienne est considérée par les spécialistes comme l’une des meilleures au monde. Une large part de la production locale est d’ailleurs réservée à l’exportation, en particulier vers le Japon, grand consommateur de crevettes et particulièrement exigeant sur la qualité.

Pour ce qui est du poisson, depuis 2013 la certification Pêche Responsable permet de garantir que la pêche au large est respectueuse de la ressource et veille ainsi à la bonne qualité des produits. Question prix, ils restent dans des fourchettes raisonnables : ainsi le poisson local récifo-lagonaire est vendu entier à 1 200 F/kg, on trouve le filet de thon blanc à 1 390 F/kg et le bec de canne entier à 970 F/kg. Alors que le tilapia d’Asie, poisson d’élevage intensif, est importé surgelé à 1 500 F/kg.
 
La viande
L’élevage bovin calédonien est réputé. La qualité de la viande de bœuf tient à la manière dont fonctionnent nos élevages : le bétail calédonien est exclusivement nourri à l’herbe. Toute l’année, les vaches paissent dans les pâtures et les éleveurs n’ont recours à un apport alimentaire que lors des grands épisodes de sécheresse. Par ailleurs, les surfaces des élevages permettent au bétail de paître dans les meilleures conditions, avec la faible densité d’une vache par hectare, loin de la situation des pays industrialisés et fortement producteurs.

La viande, qu’elle soit produite localement ou qu’elle soit importée, passe par l’OCEF qui régule les prix. A titre d’exemple, le filet de bœuf local est ainsi vendu 2 216 F/kg contre 2 540 F/kg pour de l’importation (pour comparaison avec la métropole : le prix moyen du filet de bœuf au détail était de 4 708 F/kg en 2018 !)
Quant à la viande de cerf, elle demeure parmi les moins chères : 968 F/kg la cuisse désossée et 482 F/kg l’épaule désossée.
 
Vous l’aurez compris, pour consommer varié et malin, mettons davantage de produits frais et locaux sur notre table.
Pour nous aider à repérer le meilleur rapport qualité/prix, on peut consulter régulièrement l’Observatoire des prix NC Cet outil proposé par le gouvernement pour lutter contre la vie chère permet de comparer les prix par établissement de vente sur l’ensemble du territoire : recherche par produits (alimentaires ou non), paniers comparatifs, promotions…
 
 
Sources : agriculture.nc, agriculture-responsable.nc