Les particules fines : invisibles mais très nocives

Les particules fines (ou poussières en suspension) sont invisibles à l’œil nu ; pourtant elles peuvent causer, même à des concentrations basses, l’irritation des voies respiratoires et altérer la fonction respiratoire dans son ensemble. En positionnant des capteurs sur des véhicules qui empruntent différents chemins, le plus souvent entre le centre-ville de Nouméa et Robinson, une nouvelle entreprise (Respire.nc) analyse la qualité de l’air en mesurant sa teneur en particules fines.

Jusqu’ici, les mesures de Respire.nc révèlent que le quartier de Normandie est souvent victime de la pollution aux particules fines avec un record de 400 microgrammes par mètre cube, alors que le seuil à ne pas dépasser est de 50 microgrammes. Le quartier de la Montagne-Coupée est également l’un des plus exposés.
Les risques pour notre santé
Ces micropoussières d'un diamètre inférieur à 2,5 microns, c'est-à-dire la taille d'une bactérie, parviennent à pénétrer très profondément dans les poumons, entraînant avec elles allergènes, métaux lourds et autres hydrocarbures. Et plus elles sont fines, plus elles vont loin. Elles entraînent une inflammation des alvéoles respiratoires, mais aussi du système cardio-vasculaire. En France, l'augmentation des taux de particules fines dans l'atmosphère a été associée à une augmentation de l'asthme et des allergies chez l'enfant. Elle serait aussi responsable de 15 à 30% des maladies respiratoires et cardio-vasculaires (avec notamment un risque accru d'infarctus). Les risques de cancers (poumons, vessie...) sont également majorés.
Quelques précautions utiles
Les particules fines passent partout, il n’existe donc aucun moyen de protection individuelle. Toutefois, quelques précautions sont recommandées en cas de pic de pollution (consultation des bulletins d’alerte de Scalair, l’association calédonienne de surveillance de la qualité de l’air) :
  • Limiter les sorties et les activités physiques intenses aussi bien à l'extérieur qu'à l'intérieur, a fortiori pour les personnes fragiles (enfants, personnes âgées, malades chroniques...).
  • Bien que les microparticules s'insinuent partout, il est préférable de fermer les fenêtres durant un épisode de pollution intense. Toutefois, pensez à continuer à aérer votre logement régulièrement car cela permet de réduire la pollution de l'air se concentrant à l'intérieur des bâtiments (matériaux, peinture, produits d’entretien, tabac, appareils de combustion, bougies parfumées …).
  • Les masques en papier sont inefficaces. Les seuls masques filtrants montrant une efficacité (relative) sont certains masques industriels, mais ils ne peuvent pas être portés toute la journée et moins encore par des personnes souffrant de pathologies respiratoires.
  • En cas de gêne respiratoire ou cardiaque (essoufflement, sifflements, palpitations), consultez votre médecin.
 
Crédit photo : Respire.nc
Sources : LNC, Scalair, France TV info, Santé Le Figaro